Dans le Cybercab de Tesla, dépourvu de volant et de pédales et testé à Austin, une interface de contrôle manuel comprenant un joystick virtuel sur l’écran tactile central a été observée. Sur l’écran présenté par Matthew Skrzypczak, qui a fait l’expérience du véhicule, la partie droite affichait les images des caméras, tandis que la partie gauche présentait, en plus du joystick, des options permettant de fermer les portes, d’ouvrir l’accès au véhicule et de solliciter une assistance à distance. Il a été indiqué que certaines images des caméras latérales dataient d’une précédente visite à un Supercharger et étaient figées. L’interaction a révélé que l’écran n’était pas seulement une image de test, mais un système de contrôle fonctionnel. Rien n’indique que Tesla mettra cette interface à la disposition des utilisateurs lors des trajets ordinaires en robotaxi. Il semble probable que le contrôle virtuel ait été conçu pour les manœuvres à faible vitesse dans les zones de service, les dépôts, les ateliers de maintenance et sur les plateformes de remorquage, notamment en cas de travaux routiers ou d’obstacles inhabituels. Le système permet aux techniciens de déplacer le véhicule sur de courtes distances, rendant inutiles le volant et les pédales. Toutefois, dans cette voiture d’environ deux tonnes, le joystick virtuel ne transmet ni la force de recentrage du volant ni l’interaction des pneus avec la surface de la route ; l’accélérateur et le frein sont également gérés par logiciel.
Pourquoi c’est important
Cette interface montre qu’un véhicule sans volant ni pédales est conçu non seulement pour transporter des passagers, mais aussi pour les opérations d’exploitation et de maintenance. Il pourrait ainsi être prévu que les techniciens puissent intervenir sans avoir besoin de commandes physiques lorsque la conduite autonome est interrompue ou que le véhicule doit être déplacé dans des conditions inhabituelles. Toutefois, on ne sait pas clairement dans quelle mesure cette méthode, qui ne transmet pas les sensations de la route et gère l’accélérateur et le frein par logiciel dans une voiture d’environ deux tonnes, est précise et sûre lors des manœuvres à faible vitesse. Le fait que certaines images des caméras ne soient pas à jour souligne également une question d’utilisation qui reste à résoudre concernant la perception de l’environnement et les décisions de contrôle de l’opérateur. La question de savoir si Tesla limitera ce système aux opérations de maintenance ou le rendra également accessible pendant les trajets reste en suspens.
Contexte
Tesla n’est pas un nouveau nom dans les archives de FikirPilot : nous avons publié 6 articles mentionnant ce nom au cours des 90 derniers jours, dont le plus récent date du 10 septembre 2026.