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Un sprint de seulement trois minutes est-il plus bénéfique que 90 minutes d’exercice ?

Mis à jour: 11/09/2026 · 2 min de lecture · 357 mots

Publié: · Dépêche reçue: · Durée de traitement: 4 h 27 min

Un sprint de seulement trois minutes est-il plus bénéfique que 90 minutes d’exercice ?
Le moment du sprint sur une piste d’athlétisme

Selon une étude menée par Rockefeller University à New York, trois minutes d’exercice à haute intensité pourraient provoquer une réponse moléculaire plus forte que 90 minutes d’activité physique d’intensité modérée. Environ 20 hommes en bonne santé ont effectué de courtes courses de 30 secondes lors d’une séance de 23 minutes ; les participants du groupe de comparaison ont fait du vélo pendant 90 minutes. Dans les échantillons sanguins prélevés avant, pendant et immédiatement après l’exercice, ainsi que trois heures plus tard, les chercheurs ont observé une hausse de plus de 700 protéines chez les coureurs, associée à une réduction du risque de maladies cardiovasculaires et métaboliques. Ces protéines étaient liées aux muscles, au foie, aux intestins, au système immunitaire et à la santé des organes. Dans le groupe ayant fait du vélo, des changements n’ont été détectés que dans 7 protéines pendant l’activité et dans environ une douzaine trois heures plus tard. L’effet persistait également après 8 semaines d’entraînement. Le Dr. Paul Cohen a indiqué que cela pourrait être inhérent à l’exercice intense. Les résultats montrent que les différentes intensités d’exercice ne produisent pas le même effet, mais le mécanisme n’est pas encore connu dans le détail. Des études plus vastes sont nécessaires, car les femmes n’ont pas été incluses et le nombre de participants était faible.

Pourquoi c’est important

Ces résultats indiquent qu’il pourrait être insuffisant de prendre en compte uniquement la durée pour évaluer les effets de l’exercice sur la santé ; l’intensité apparaît également comme un facteur déterminant de la réponse moléculaire de l’organisme. Les changements observés dans des protéines liées à différents tissus et organes laissent penser que les effets d’un effort intense de courte durée ne se limitent pas aux muscles. Toutefois, on ne sait pas encore comment ces changements protéiques se traduisent concrètement en termes de risque de maladie ni pourquoi l’exercice intense entraîne une réponse plus étendue. Comme l’étude a été menée uniquement auprès d’un petit nombre d’hommes en bonne santé, la mesure dans laquelle ces résultats peuvent être appliqués aux femmes ou aux personnes présentant différents états de santé reste incertaine ; des études plus vastes sont donc nécessaires.

Source: Independent Türkçe