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56 personnes ont regardé de courtes vidéos dans un appareil MR : voici pourquoi nous les faisons défiler pendant des heures !

Mis à jour: 04/09/2026 · 2 min de lecture · 360 mots

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56 personnes ont regardé de courtes vidéos dans un appareil MR : voici pourquoi nous les faisons défiler pendant des heures !
Smartphone et analyse cérébrale

Des chercheurs de l’Université du Zhejiang ont étudié les mécanismes neurologiques qui sous-tendent le fait de passer des heures sur des plateformes de vidéos courtes comme Instagram Reels, TikTok et Shorts. Dans l’étude publiée dans la revue *NeuroImage*, 56 jeunes adultes ont été observés à l’aide de méthodes avancées d’imagerie cérébrale alors qu’ils regardaient des vidéos courtes.

L’étude s’est concentrée sur le cortex cingulaire antérieur dorsal (dACC) et le cortex préfrontal dorsolatéral (dlPFC), deux régions situées dans la partie antérieure du cerveau. Ces régions jouent un rôle dans l’attention, la prise de décision et les processus d’autocontrôle. Selon les examens fMRI, lorsque les participants regardaient des vidéos qu’ils appréciaient, une baisse d’activité nette a été observée dans les deux régions. Les chercheurs ont déterminé que le cerveau réduisait l’effort cognitif en mettant ses systèmes de contrôle dans une sorte de « mode veille » pendant ces contenus.

La situation était différente pour les vidéos que les participants passaient rapidement parce qu’elles les ennuyaient. Le dACC conservait son niveau normal de vigilance, tandis qu’une légère baisse d’activité seulement était observée dans le dlPFC. Lorsque l’anticipation d’une récompense diminuait, le cerveau continuait de maintenir actifs les processus d’évaluation et de mise en action nécessaires pour quitter l’écran ou passer à une autre vidéo.

L’étude a également mis en évidence un élément neurochimique permettant d’expliquer pourquoi les personnes diffèrent dans leur capacité à décrocher du flux de vidéos courtes. Il a été constaté que les participants présentant des niveaux plus élevés de glutamate dans la région du dACC au repos avaient des systèmes d’autocontrôle moins inhibés lorsqu’ils regardaient des vidéos. Il est apparu que ces personnes étaient moins absorbées par l’état de distraction créé par les vidéos courtes et qu’il leur était plus facile de s’arrêter.

Les résultats des chercheurs montrent que regarder des vidéos courtes pendant des heures ne peut pas être expliqué uniquement par une « faible volonté » ou un « manque de discipline ». Le flux nécessitant peu d’effort créé par les contenus appréciés est associé, au niveau neurologique, au retrait des réseaux d’autocontrôle du cerveau. Le flux ininterrompu de contenus proposé par les algorithmes renforce également cette tendance.

Source: Webtekno