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Les scientifiques ont franchi une étape révolutionnaire en transplantant à des souris du tissu cérébral humain cultivé en laboratoire !

Mis à jour: 18/09/2026 · 2 min de lecture · 309 mots

Publié: · Dépêche reçue: · Durée de traitement: 2 h 34 min

Les scientifiques ont franchi une étape révolutionnaire en transplantant à des souris du tissu cérébral humain cultivé en laboratoire !
Tissus cellulaires dans une boîte de Petri

Des scientifiques ont transplanté, chez des souris génétiquement modifiées dont le développement du cortex cérébral était entravé, du tissu cérébral humain produit en laboratoire. L’étude publiée dans Nature a indiqué que des organoïdes corticaux produits à partir de cellules souches issues de cellules de peau ou de sang établissaient des connexions fonctionnelles avec le système nerveux des souris. Sergiu Pasca, de l’université Stanford, a déclaré que la transplantation effectuée immédiatement après la naissance permettait au tissu de se développer largement. Diverses cellules humaines, dont de rares neurones de von Economo, se sont développées dans le tissu transplanté. Les chercheurs ont qualifié ces animaux de « souris xénocorticales », rejetant les appellations de « souris humanisées » ou d’« êtres vivants dotés de mini-cerveaux ». Le modèle devrait accélérer l’étude de l’autisme, de l’épilepsie, de la paralysie cérébrale, de la schizophrénie et des lésions précoces du développement causées par le manque d’oxygène. Le faible niveau d’oxygène a provoqué des lésions dans les cellules humaines et des troubles de la coordination motrice ; des différences de mémoire ont également été observées chez les animaux.

Pourquoi est-ce important

Cette approche propose un modèle de recherche permettant d’étudier, en interaction avec le système nerveux, les lésions développementales qui apparaissent dans les cellules humaines. En particulier, l’observation du faible niveau d’oxygène à la fois avec des lésions cellulaires et des différences de coordination motrice et de mémoire pourrait permettre d’évaluer les effets de la période précoce du développement à différents niveaux. Pour la recherche sur l’autisme, l’épilepsie, la paralysie cérébrale et la schizophrénie, la question fondamentale des prochaines études sera de déterminer quelles observations ce modèle reflète de manière fiable. La croissance étendue du tissu humain chez la souris et l’établissement de connexions fonctionnelles montrent que les limites méthodologiques et les explications éthiques de ce type d’expériences font également partie intégrante de la recherche.

Source: Webtekno