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Le doyen du domaine des luttes ottomano-portugaises : Salih Özbaran

Mis à jour: 24/10/2026 · 3 min de lecture · 433 mots

Publié: · Dépêche reçue: · Durée de traitement: 14 h 48 min

Le doyen du domaine des luttes ottomano-portugaises : Salih Özbaran
Salle de lecture d'une bibliothèque universitaire historique

L’article intitulé « Salih Özbaran, doyen des études sur les rivalités ottomano-portugaises », critique le fait que les universités en Turquie mettent les étudiants en contact avec des influenceurs des réseaux sociaux au lieu d’éminents universitaires. Cette pratique est devenue une mode. L’article souligne que les universités devraient mettre les jeunes en contact avec un savoir profond et la discipline intellectuelle, et inculquer aux étudiants non pas le goût du populaire, mais celui de questionner le monde.

L’article cite en exemple le professeur Salih Özbaran. Né au début de la IIe Guerre mondiale dans une maison sans électricité dans la bourgade de Turgutlu, à Manisa, Özbaran a bénéficié dans les années 1960 de l’influence intellectuelle de Tayyip Gökbilgin et de Şehabettin Tekindağ, ainsi que de Cengiz Orhonlu. Dans les années 1970, il a mené des recherches d’archives à Londres et à Lisbonne. Grâce à sa maîtrise des sources portugaises, il a pu traiter le sujet à partir des documents des deux parties.

Les travaux d’Özbaran éclairent l’expansion ottomane vers l’océan Indien et la rivalité ottomano-portugaise au 16e siècle. Leur portée dépasse le récit centré sur la Méditerranée. Alors que les Portugais atteignaient l’Inde à la fin du 15e siècle et y établissaient des positions stratégiques, les Ottomans ont conquis l’Égypte en 1517 et pris le contrôle de la mer Rouge. Les deux puissances se sont lancées dans une rivalité pour les ports et la sécurité maritime. Les réseaux commerciaux faisaient également partie de cette lutte. Cette lutte reflétait le contrôle des liaisons entre le commerce asiatique et les marchés du Moyen-Orient et de l’Europe. Özbaran a fait des documents portugais une partie intégrante de la recherche sur l’histoire ottomane.

Pourquoi c’est important

Ce profil, plutôt que de retracer la vie d’un historien, s’inscrit dans un débat en cours sur les critères selon lesquels les universités présentent des modèles aux jeunes générations. La tendance critiquée fait pencher l’équilibre entre le capital académique et la visibilité publique en faveur de la seconde ; le texte, en contrepoint, met en avant le travail d’archives et la maîtrise des sources comme critères. Sa portée pour l’historiographie est de montrer que l’habitude de lecture qui réduit les Ottomans à un État méditerranéen rend invisible la dimension relative au contrôle des liaisons commerciales entre l’Asie et l’Europe. La supériorité de la lecture croisée des documents des deux camps rivaux sur le travail d’archives monolingue offre un critère méthodologique de facto aux chercheurs qui s’orienteront vers des domaines similaires. Le texte laisse en revanche sans réponse la question de savoir comment les préférences des universités en matière d’invitations pourraient évoluer.

Source: Independent Türkçe · Compilé par le rédacteur Altay Tuna Emir.