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Un arganier porteur d’espoir au Maroc

Mis à jour: 06/09/2026 · 2 min de lecture · 384 mots

Publié: · Dépêche reçue: · Durée de traitement: 3 min

Un arganier porteur d’espoir au Maroc
Un arganier sur une terre aride

L’arganier (Argania spinosa), propre au sud-ouest du Maroc, constitue une composante importante du patrimoine naturel, culturel et économique du pays. Les forêts formées par ces arbres, adaptés aux conditions arides et semi-arides, s’étendent sur environ 800 mille hectares ; elles vont d’Essaouira à la vallée du Souss, des versants méridionaux du Haut Atlas jusqu’à Anti-Atlas. Tandis que leurs racines réduisent l’érosion et la désertification, les forêts offrent un habitat à diverses espèces animales. Les chèvres qui grimpent aux branches pour manger les fruits de l’arganier constituent l’une des images les plus connues de cet écosystème.

Les connaissances liées à la récolte des fruits de l’arganier, au concassage de leurs noyaux et à l’extraction de l’huile se transmettent depuis des siècles dans la culture berbère/amazighe du sud du Maroc. Utilisée dans les domaines alimentaire, médical, culinaire et cosmétique, l’huile d’argan est surnommée « l’or liquide » sur le marché international.

Selon une étude publiée sur la plateforme Cooperative Cultural Heritage, une production qui reposait longtemps sur le travail des femmes s’est transformée en un modèle de développement économique fondé sur les coopératives. Fondée à Tamanar au milieu des années 1990 sous la direction de la professeure Zoubida Charrouf, la coopérative féminine Amal est devenue l’un des premiers exemples d’une structure entièrement gérée par des femmes. La formation et une rémunération équitable ont permis de sortir la production de l’informel ; ce modèle a inspiré les coopératives de Tidzi et de Mesti.

Pourquoi est-ce important

La production autour de l’argan montre comment la préservation d’une ressource naturelle et la vie économique locale peuvent être envisagées conjointement. Dans ce cadre, les coopératives se distinguent non seulement comme des structures produisant de l’huile d’argan, mais aussi comme des institutions qui intègrent le travail des femmes dans un système de production déclaré, rémunéré et collectif. Le sujet concerne directement les femmes vivant dans les régions où se trouvent les forêts d’arganiers, les secteurs de l’alimentation et des cosmétiques qui utilisent ces produits, ainsi que les personnes qui s’intéressent au patrimoine culturel amazigh. La question qui reste toutefois ouverte est de savoir dans quelle mesure ce modèle, façonné à Tamanar, trouve un écho dans les autres coopératives et comment l’équilibre entre l’activité économique et la fonction écologique est maintenu dans l’ensemble des forêts qui s’étendent sur environ 800 mille hectares.

Source: Independent Türkçe