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De Malazgirt à la loi-cadre : l’unité que rappelle l’histoire

Mis à jour: 02/09/2026 · 2 min de lecture · 383 mots

Publié: · Dépêche reçue: · Durée de traitement: 1 h 32 min

De Malazgirt à la loi-cadre : l’unité que rappelle l’histoire
Ruines d’un château antique au lever du jour

Nabi Kırmızı a déclaré que, le 26 août 1071, l’armée seldjoukide placée sous le commandement du Sultan Alparslan avait vaincu à Malazgirt les forces byzantines numériquement supérieures, ouvrant ainsi les portes de l’Anatolie aux Turcs. Il a indiqué que l’armée comprenait, outre les forces seldjoukides et les Turkmènes, des soldats rattachés aux émirats musulmans ainsi que des éléments kurdes. Il a précisé que les Mervânî, centrés sur Diyarbakır et Silvan, ainsi que les Chaddadides avaient établi des relations politiques et militaires avec les Seldjoukides, et que les sources rapportaient qu’environ 10 mille personnes de la région mervânî avaient participé à la bataille.

Kırmızı a soutenu que les alliances du 11e siècle devaient être évaluées non pas à l’aune de la conception actuelle du nationalisme, mais dans le cadre de la domination, de l’allégeance, de la menace commune et des intérêts politiques. Il a rappelé qu’environ un siècle plus tard, le kurde d’origine Selahaddin Eyyûbî s’était élevé dans l’entourage des Zengides, dominé par les Turcs, et que des forces réunissant différentes communautés avaient vaincu l’armée croisée à Hıttin avant de prendre Jérusalem.

L’auteur a déclaré que l’histoire des luttes communes entre les Turcs et les Kurdes ne devait pas être transformée en revendication de supériorité, et a évalué la Yasa-cadre sous l’angle de la fin du terrorisme, de la paix sociale et du renforcement d’un avenir commun.

Pourquoi est-ce important

Le texte transpose le récit d’un partenariat historique dans le débat actuel sur la Yasa-cadre et montre comment le passé est mobilisé dans les efforts contemporains de recherche d’un consensus social. Tout en mettant en avant des exemples de coopération politique et militaire face aux approches qui envisagent les relations turco-kurdes uniquement sous l’angle du conflit, cette perspective avertit également que les alliances du 11e siècle ne peuvent être expliquées à l’aide des catégories identitaires modernes. Le débat sur la loi est ainsi associé non seulement aux thèmes de la sécurité et de la fin du terrorisme, mais aussi au discours sur le passé commun et la paix sociale. Toutefois, les détails historiques rapportés sans indication de sources et susceptibles d’être controversés laissent ouverte la question de savoir dans quelle mesure le lien politique ainsi établi repose sur des preuves solides. Il convient donc de préserver la distinction entre opinion et informations historiques vérifiées.

Source: Independent Türkçe