UN System Data Commons a été lancé comme une plateforme ouverte et prête pour l’intelligence artificielle, qui rassemble les statistiques mondiales essentielles de l’ensemble du système des Nations unies au sein d’une seule source interrogeable. Le système, qui réunit des données stockées séparément dans différentes organisations et conservées dans des formats incompatibles, a été construit sur la base de Data Commons by Google.
Développée avec le soutien de Google.org à UN Foundation, la plateforme aide les chercheurs et les décideurs à suivre en temps réel les progrès à l’échelle mondiale. En intégrant les indicateurs, les chronologies et les limites géographiques dans un environnement commun, le système facilite l’examen des liens entre les ensembles de données dans des domaines tels que la santé, l’éducation et la réduction de la pauvreté.
Les utilisateurs peuvent poser des questions en langage naturel pour accéder aux données pertinentes et à des visualisations interactives. La section Explore permet de filtrer les données selon la localisation ou des thèmes tels que la santé et l’éducation ; la section Blog propose quant à elle des rapports qui examinent les moyens de réduire la pauvreté des enfants à partir des données de UNICEF. Les ensembles de données sont vérifiés par les statisticiens et les experts techniques du système des Nations unies.
Compatible avec des standards ouverts tels que le Model Context Protocol (MCP), cette structure permet aux assistants d’intelligence artificielle de trouver des données vérifiées et de préparer des graphiques, des infographies ou des projets de rapports. Les utilisateurs doivent examiner les sources avant de communiquer des chiffres essentiels. Le système des Nations unies vise à ajouter 80 % des ensembles de données statistiques d’ici 2027. La plateforme est accessible à l’adresse data.un.org.
Pourquoi c’est important
La plateforme facilite l’évaluation conjointe de statistiques qui se trouvaient auparavant dans différentes organisations et dans des formats incompatibles, dans des domaines tels que la santé, l’éducation et la pauvreté. Cette situation pourrait notamment, pour les chercheurs et les décideurs, réduire la charge consistant à rechercher et à comparer les mêmes données dans différentes sources lors du suivi des progrès mondiaux. Même si les requêtes en langage naturel et les assistants d’intelligence artificielle élargissent l’accès aux données, les utilisateurs doivent également examiner les sources sur lesquelles reposent les graphiques ou les rapports générés. L’étendue des services que fournira la plateforme dépendra donc de la mesure et de la rapidité avec lesquelles les ensembles de données du système des Nations unies seront ajoutés ; l’objectif actuel est d’intégrer 80 % des ensembles de données statistiques au système d’ici 2027.