Dans le procès visant l’organisation criminelle d’Ayhan Bora Kaplan, l’affaire a été rejugée après que la cour d’appel a annulé certaines décisions. À la suite de la jonction des dossiers concernant des policiers, les avocats de Kaplan et le témoin secret Serdar Sertçelik, connu sous le nom de code « M7 », le procès, qui compte au total 76 accusés, s’est poursuivi devant la 32e cour pénale lourde d’Ankara. Les accusés détenus Ayhan Bora Kaplan et Serdar Sertçelik ont assisté à l’audience.
Sertçelik a affirmé avoir été suivi par certains responsables politiques et membres des forces de sécurité, que son départ à l’étranger était lié à ce processus et qu’il avait été menacé par l’intermédiaire de sa famille. Indiquant être resté détenu en Hongrie entre mai 2025 et janvier 2026, Sertçelik a soutenu que de faux courriels et de fausses dénonciations avaient été fabriqués contre lui et que le téléphone présenté comme lui appartenant était contrefait. Affirmant que le procureur Mustafa Kaya lui avait proposé d’accepter ce téléphone, Sertçelik a déclaré qu’il s’agissait d’un complot.
Kaplan, quant à lui, a soutenu qu’il n’avait pas pris la fuite et qu’il avait été arrêté alors qu’aucune décision de placement en garde à vue n’avait été prise à son encontre. Il a affirmé avoir subi des pressions au commissariat pour signer une déposition de 7-8 pages, avoir été menacé et que l’enquête avait été orientée par l’intermédiaire des médias.
Pourquoi est-ce important
La réouverture du procès après l’appel montre que l’évaluation juridique des décisions précédentes se poursuit et que le champ de la procédure s’est élargi. La jonction des dossiers concernant les policiers, les avocats et le témoin secret oblige le tribunal à examiner conjointement non seulement les accusations d’organisation criminelle, mais aussi les opérations menées au cours de l’enquête. Les allégations de filature, de menaces, d’exfiltration à l’étranger, de fausse dénonciation et de pressions évoquées à l’audience mettent au premier plan les questions de savoir comment les déclarations des témoins ont été obtenues et quelle est la fiabilité des éléments de preuve. La défense de Kaplan concernant les conditions de son arrestation et de la prise de sa déposition montre également que la manière dont l’enquête a été menée constitue l’un des principaux volets du débat juridique dans cette affaire. La manière dont le tribunal évaluera ces allégations et les liens entre les dossiers déterminera la suite de la procédure concernant 76 accusés.