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Les États-Unis appliqueront-ils le « modèle irakien » dans la guerre économique menée contre l’Iran ?

Mis à jour: 26/08/2026 · 2 min de lecture · 372 mots

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Les États-Unis appliqueront-ils le « modèle irakien » dans la guerre économique menée contre l’Iran ?
Porte de coffre-fort bancaire en acier

Selon une analyse de Reuters, les États-Unis pourraient prendre, à l’encontre des pays commerçant avec l’Iran, des mesures similaires au mécanisme de pression qu’ils utilisent en Irak afin de les exclure du système financier centré sur le dollar. Cette politique pourrait faire de la Turquie, de la Chine, des Émirats arabes unis, de l’Inde, du Pakistan et d’Oman des cibles. Toutefois, la Maison-Blanche n’a encore annoncé le nom d’aucun pays ni pris de mesure concrète.

Les États-Unis disposent depuis 2003 d’un mécanisme de contrôle efficace sur les revenus pétroliers de l’Irak. Alors que les réserves de l’Irak, d’un montant supérieur à 100 milliards de dollars, sont conservées aux États-Unis, Washington a suspendu en avril l’envoi de 500 millions de dollars en espèces destiné au pays. Malgré cela, le volume des échanges commerciaux entre l’Irak et l’Iran a dépassé 10 milliards de dollars en 2025.

L’Irak paie chaque année 4 à 5 milliards de dollars pour le gaz naturel iranien utilisé dans la production d’électricité. Des responsables irakiens indiquent que les nouvelles mesures américaines pourraient mettre ces paiements en danger. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a quant à lui déclaré que les pays ne respectant pas les sanctions seraient isolés comme l’Iran.

Pourquoi est-ce important

Une telle approche ferait du commerce avec l’Iran non plus une simple question de relations bilatérales, mais un enjeu d’accès au système financier centré sur le dollar. Pour les pays cités, dont la Turquie, la question est de savoir comment trouver un équilibre entre la poursuite des échanges commerciaux avec l’Iran et le risque de subir les pressions financières des États-Unis. Le fait que les réserves de l’Irak soient détenues aux États-Unis et que le pays dépende du gaz naturel iranien pour sa production d’électricité montre que ces pressions pourraient affecter simultanément les finances publiques et l’approvisionnement énergétique. En revanche, le maintien d’un volume élevé d’échanges commerciaux malgré les contrôles en vigueur montre que les instruments de sanctions n’ont pas entièrement rompu les liens commerciaux. Le fait que la Maison-Blanche n’ait encore nommé aucun pays ni annoncé de mesure concrète laisse ouvertes les questions relatives au champ d’application et au calendrier de la mise en œuvre, ainsi qu’à la manière dont les pays visés seront sélectionnés.

Source: Independent Türkçe