Dans le cadre de l’enquête visant la municipalité de Seferihisar, un mandat de garde à vue a été délivré à l’encontre de 48 suspects pour des allégations d’irrégularités et de corruption dans les procédures de construction et d’urbanisme ainsi que dans les appels d’offres municipaux. Au cours de l’opération, 43 personnes, dont des employés municipaux et des entrepreneurs, ont été placées en garde à vue.
Lors de la phase précédente de l’enquête, 25 personnes, dont le maire de Seferihisar İsmail Yetişkin et les adjoints au maire, avaient été placées en garde à vue le 25 juin ; 12 personnes, parmi lesquelles Yetişkin, avaient été placées en détention provisoire le 30 juin. Yetişkin avait été suspendu de ses fonctions le même jour par le ministère de l’Intérieur.
Pourquoi c’est important
La nouvelle phase de l’enquête montre que le dossier ne se limite pas à la direction de la municipalité, mais s’étend à un cercle plus large comprenant également des employés municipaux et des entrepreneurs. Cette situation concerne directement non seulement les personnes liées aux procédures d’urbanisme, de construction et d’appels d’offres, mais aussi le fonctionnement administratif de la municipalité. La suspension du maire et les placements en détention provisoire intervenus lors de la phase précédente renforcent l’impact de l’enquête sur la direction de la municipalité, tout en laissant ouverte la question de la gestion de la vacance au poste de maire. La différence entre les personnes visées par un mandat de garde à vue et celles qui ont été interpellées montre que la situation des suspects restants ainsi que le périmètre de l’enquête pour la suite ne sont pas encore clairement définis.