Les données d’OSD pour la période janvier-août 2026 ont montré le ralentissement de la production automobile. La production totale a diminué de 7 % pour atteindre 841 mille 583 unités, et 854 mille 860 unités avec les tracteurs. La production automobile a reculé de 19 % pour s’établir à 458 mille 169 unités. La production de véhicules utilitaires a augmenté de 12 % ; cette hausse a été enregistrée à 12 % pour les véhicules utilitaires légers et à 7 % pour les véhicules utilitaires lourds. En revanche, le marché intérieur des véhicules utilitaires s’est contracté de 5 % ; le marché des véhicules utilitaires légers a reculé de 4 %, et celui des véhicules utilitaires lourds de 7 %. Les exportations ont diminué de 12 % à 597 mille 594 unités, tandis que les exportations automobiles ont reculé de 28 % à 279 mille 341 unités. Le marché automobile total a baissé de 12 % à 745 mille 597 unités, et le marché automobile a reculé de 14 % à 564 mille 241 unités.
Pourquoi est-ce important ?
Les données montrent qu’il n’y a pas de contraction uniforme dans le secteur automobile et qu’une différenciation nette s’est opérée entre les groupes de produits. Malgré la hausse de la production de véhicules utilitaires, le recul de leur marché intérieur et des exportations totales indique que la production et les canaux de vente n’évoluent pas dans la même direction. La baisse plus marquée du côté des automobiles permet de voir clairement quel segment a influé sur les résultats du marché total et des exportations. Ce tableau met à l’ordre du jour, pour les constructeurs, l’équilibre entre la composition de la demande et les ventes orientées vers les marchés extérieurs. Toutefois, les données n’expliquant pas les causes du recul ni son caractère temporaire ou durable, la question fondamentale qui se pose au secteur reste ouverte.