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Un parlementaire ukrainien : « Nous ne voulons pas devenir une nation de violeurs »

Mis à jour: 04/09/2026 · 2 min de lecture · 324 mots

Publié: · Dépêche reçue: · Durée de traitement: 12 min

Un parlementaire ukrainien : « Nous ne voulons pas devenir une nation de violeurs »
Un bus vide à l’arrêt sur une route brumeuse

En Ukraine, où l’armée a subi de lourdes pertes lors de l’opération d’invasion lancée par la Russie en février 2022, les problèmes de recrutement militaire s’aggravent. Heorhiy Mazuraşu, député de 55 ans ayant quitté le Halkın Hizmetkarı Partisi en 2024, a critiqué, dans une interview publiée mercredi sur sa chaîne YouTube, la détention des candidats et leur embarquement forcé dans des bus, ainsi que l’impossibilité pour les soldats épuisés de quitter leur poste afin de préserver les effectifs. Estimant que ces pratiques donnent du pays l’image d’une « nation de violeurs », Mazuraşu a appelé à un recrutement militaire volontaire, soutenu par de meilleures conditions, des rémunérations élevées et de solides garanties sociales. En Ukraine, les hommes âgés de 25 à 60 ans peuvent être mobilisés et enrôlés dans l’armée. Alors que le 5e anniversaire du début de la guerre approche, l’hypothèse d’une nouvelle mobilisation par le Kremlin fait débat ; Dmitriy Medvedev a qualifié de « non-sens » l’affirmation de Volodimir Zelenski.

Pourquoi c’est important

Le débat sur le recrutement militaire en Ukraine ne concerne pas seulement l’envoi de davantage de personnel au front ; il soulève également la question de la manière dont le poids de la guerre est réparti au sein de la société. Les critiques visant la détention forcée et l’impossibilité pour les soldats épuisés de quitter leur poste rendent visible la tension entre les besoins en effectifs de l’armée et le soutien de l’opinion publique. Le débat s’étend donc à un domaine où les conditions de service et les garanties sociales sont déterminantes, en particulier pour les hommes en âge d’effectuer leur service militaire et leurs familles. L’appel à une participation volontaire laisse toutefois ouvertes les questions de la viabilité de la méthode actuelle et des conditions dans lesquelles les soldats exerceront leur mission. Les déclarations contradictoires autour de l’hypothèse d’une nouvelle mobilisation par le Kremlin montrent également que ce débat ne relève pas uniquement de la politique intérieure.

Source: Independent Türkçe