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Tülay Hatimoğulları : une paix durable peut être atteinte grâce à la démocratie

Mis à jour: 01/09/2026 · 3 min de lecture · 404 mots

Publié: · Dépêche reçue: · Durée de traitement: 3 min

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Tülay Hatimoğulları : une paix durable peut être atteinte grâce à la démocratie
Une foule marchant dans une rue de la ville

La Plateforme des institutions démocratiques a organisé une marche à Diyarbakır à l’occasion de la Journée mondiale de la paix du 1er septembre. La marche, partie devant le siège du district de Bağlar du parti DEM, s’est achevée dans le quartier d’Ofis. La coprésidente du parti DEM, Tülay Hatimoğulları, la co-maire de la municipalité métropolitaine de Diyarbakır, Ayşe Serra Bucak Küçük, des députés, des co-maires, des représentants de la société civile et de nombreuses personnes ont participé à la mobilisation.

Hatimoğulları a indiqué que cette journée avait été proclamée afin que les destructions et les morts causées par la Seconde Guerre mondiale, qui a débuté le 1er septembre 1939, ne soient pas oubliées. Évoquant le processus de « Paix et société démocratique », Hatimoğulları a déclaré qu’une paix honorable devait être instaurée sans oublier les souffrances du passé ni les sacrifices consentis.

Elle a affirmé que la paix signifiait la justice, la démocratie, la fraternité dans l’égalité, l’enseignement dans la langue maternelle, la liberté, la libération des prisonniers politiques, l’avenir des jeunes et l’égalité des femmes. Elle a souligné que la paix n’était pas synonyme de passivité, mais constituait une volonté active et courageuse visant à bâtir la démocratie. Déclarant qu’il incombait à chacun d’employer le langage de la paix, Hatimoğulları a indiqué que les larmes des mères étaient communes et que les souffrances ne pouvaient pas être mises en concurrence.

Pourquoi est-ce important ?

Dans le discours, la paix n’a pas été envisagée comme un objectif limité à la seule fin des conflits, mais en lien avec la justice, la démocratie, l’égalité, la liberté et les droits sociaux. Cette approche montre que la rencontre de Diyarbakır, au-delà de son caractère commémoratif, a ouvert un débat dans un même cadre sur des sujets tels que la situation des prisonniers politiques, l’enseignement dans la langue maternelle, l’égalité des femmes et l’avenir des jeunes. L’accent mis sur la nécessité de ne pas oublier les souffrances du passé indique que la paix que l’on souhaite instaurer n’est pas pensée indépendamment des questions liées à la mémoire collective et à la confrontation avec le passé. L’appel à faire du langage de la paix la responsabilité de chacun montre quant à lui que le processus attribue des obligations non seulement aux acteurs politiques, mais aussi aux différents segments de la société. La question qui reste ouverte est de savoir comment ces principes se transformeront en mesures concrètes et communes.

Source: Independent Türkçe