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Un regard réaliste sur le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai

Mis à jour: 03/09/2026 · 3 min de lecture · 491 mots

Publié: · Dépêche reçue: · Durée de traitement: 2 h 10 min

Un regard réaliste sur le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai
Une salle de conférence internationale moderne

La réunion du Conseil des chefs d’État de l’Organisation de coopération de Shanghai, tenue à Bichkek les 31 août et 1er septembre 2026, a marqué la clôture de la 25e année de l’organisation sous le slogan « paix, développement et prospérité durables ». La Déclaration de Bichkek a permis l’adoption de 28 documents ; la modification des statuts, les centres de sécurité et de lutte contre la drogue, le plan portuaire et logistique, le concept relatif à l’intelligence artificielle et le corridor des technologies vertes se sont démarqués.

L’OCS souligne qu’elle n’est pas un bloc politico-militaire, tout en ne disposant ni d’une armée commune, ni d’un trésor commun, ni d’une banque de développement. Malgré cela, elle se positionne comme un élément indispensable de l’ordre multipolaire et comme un forum de coordination sécuritaire et politique de l’Eurasie.

La mise en œuvre, en 2026, de la stratégie de 2025 vise à instaurer une multipolarité équitable, à réformer l’ONU, à constituer un rempart contre les sanctions, à élargir l’agenda de la sécurité, à développer les infrastructures technologiques, à étendre les institutions et à créer un espace économique résilient face aux sanctions. L’initiative chinoise des Nouvelles routes de la soie, le Corridor central et la ligne ferroviaire Chine-Kirghizistan-Ouzbékistan sont mentionnés dans ce cadre.

Malgré ses dix membres à part entière et son poids économique, l’organisation ne dispose ni d’une défense collective, ni d’un commandement commun, ni d’une union douanière, ni d’un système de paiement opérationnel. La Chine et l’Inde, l’Inde et le Pakistan, ainsi que l’économie de guerre de la Russie se retrouvent à la même table ; de ce fait, le consensus produit davantage un refus commun qu’une mise en œuvre commune.

Pourquoi est-ce important

Le véritable sens du sommet réside dans la tentative de l’OCS de réunir le volet sécuritaire dans un même cadre institutionnel avec des domaines tels que la technologie, la logistique et la transition verte. Bien que cette orientation montre que l’organisation cherche à aller au-delà du rôle de plateforme publiant uniquement des déclarations politiques, l’absence d’une armée commune, d’un commandement, d’un trésor, d’une banque de développement et d’un système de paiement opérationnel limite la mise en œuvre des décisions. Le poids économique des dix membres à part entière ne transforme pas automatiquement ces lacunes institutionnelles en capacités communes. La convergence entre la Chine et l’Inde, l’Inde et le Pakistan, ainsi que l’économie de guerre de la Russie sur un même terrain conduit le consensus à produire davantage une position commune face aux sanctions qu’une mise en œuvre commune. Cette situation laisse ouverte la question des mécanismes par lesquels des objectifs tels que la réforme de l’ONU, un espace économique résistant aux sanctions et les projets d’infrastructure seront concrètement réalisés.

Contexte

La coopération n’est pas un thème nouveau dans les archives de FikirPilot : nous avons publié au cours des 90 derniers jours un article dans lequel ce nom était mentionné ; cet article est daté du 1er septembre 2026.

Source: Independent Türkçe · Compilé par le rédacteur Altay Tuna Emir.