Une faille dans l’écran de l’Egret GT E-scooter permettait d’entrer accidentellement en mode de mise à jour du firmware et d’activer le mode de fonctionnement sans le PIN de sécurité. [Moi], j’ai étudié le protocole par rétro-ingénierie et réécrit le firmware en Rust. L’analyse du trafic Bluetooth et du code de l’application mobile a permis d’identifier des données qui n’apparaissaient pas à l’écran ainsi que les informations envoyées au centre principal avec l’identifiant unique du scooter. C’était l’une des raisons de modifier le firmware. Après avoir constaté que le scooter utilisait le CAN Bus, un oscilloscope et un décodeur CAN fabriqué maison ont été utilisés ; il a été établi que les lignes de données se trouvaient dans le port USB-C officiellement proposé pour recharger le téléphone. Les mises à jour étaient d’au moins trois types, destinées à l’écran, au panneau de commande et au contrôleur ; l’installation d’un nouveau firmware dépendait de la résolution de ce problème.
Pourquoi c’est important
Cette étude montre que la sécurité des trottinettes électriques ne se limite pas aux composants mécaniques ; les interactions entre l’écran, l’application mobile, les communications sans fil et le contrôleur déterminent également l’autorisation d’utilisation. Les données supplémentaires observées dans le trafic Bluetooth et la transmission de l’identifiant unique du scooter au centre soulèvent la question des informations collectées du point de vue de l’utilisateur et de la mesure dans laquelle ce flux peut être contrôlé. La présence de lignes CAN dans le port USB-C proposé pour recharger le téléphone révèle l’écart entre l’usage officiel de l’appareil et ses capacités techniques réelles. Le fait que le firmware dépende de plusieurs composants montre que les problèmes de sécurité ne peuvent pas être résolus en modifiant un seul élément logiciel. La question qui reste ouverte est de savoir comment ces constatations seront prises en compte dans le processus officiel de mise à jour et l’approche de sécurité d’Egret.