Raspberry Pi Foundation a ajouté au firmware un code qui bloque le démarrage lorsqu’il détecte des puces RAM non originales sur l’appareil. Selon Raspberry Pi, cette mesure a été prise parce que des cartes dont la RAM avait été remplacée en secret et qui étaient souvent défectueuses apparaissaient suffisamment fréquemment. Cette pratique peut avertir les acheteurs contre les vendeurs douteux, mais aussi rendre inutilisables les appareils des utilisateurs qui améliorent leur propre mémoire.
Arya Voronova indique qu’il est possible d’installer une ancienne version du premier firmware ; toutefois, cette méthode laisse de côté les améliorations apportées depuis 2023 et deviendra encore plus obsolète avec le temps. Jeff Geerling a proposé un bit « mémoire incompatible » que les utilisateurs pourraient contrôler, mais il a été noté que celui-ci pourrait passer inaperçu. L’exemple d’un téléphone doté d’un système d’exploitation open source et d’un accès root a également été présenté comme une autre solution : il affiche un avertissement à chaque démarrage et demande d’appuyer sur le bouton d’alimentation pour continuer.
Comme la présence d’un écran ou d’un clavier n’est pas garantie sur Raspberry Pi, il est difficile de produire un avertissement similaire. Par le passé, les pilotes FTDI refusaient complètement les faux convertisseurs USB-seri ; des utilisateurs avaient réagi après avoir acheté des contrefaçons, très répandues même chez des vendeurs fiables, sans pouvoir les distinguer au moment de l’achat. L’article cherche une solution qui fournirait un avertissement de manipulation visible sans arrêter l’appareil. Ce contenu fait partie de la newsletter Hackaday.com, publiée tous les sept jours depuis 200+ semaines et comprenant également une sélection d’articles des sept derniers jours.
Pourquoi c’est important
Cette approche montre que, dans l’écosystème Raspberry Pi, la vérification du matériel a des conséquences non seulement en matière de fiabilité, mais aussi pour la liberté d’utilisation du propriétaire de l’appareil. L’objectif consistant à écarter les cartes achetées auprès de vendeurs douteux confronte le même mécanisme aux utilisateurs qui remplacent eux-mêmes leur mémoire ou qui ignorent l’historique du produit qu’ils ont acheté. Même s’il est possible de revenir à un firmware plus ancien, le fait que cette opération implique de renoncer aux améliorations ajoutées depuis 2023 transforme la solution en autre chose qu’un simple retour en arrière. La manière de fournir un avertissement permettant à l’utilisateur de décider reste à déterminer pour les cartes dépourvues d’écran et de clavier. L’expérience similaire vécue avec les pilotes FTDI rappelle qu’un blocage automatique peut également pénaliser les personnes qui achètent auprès de vendeurs fiables.