Les chiffres de l’Australie-Occidentale
La désintégration en orbite terrestre du satellite Meteor 2-7, datant de l’époque soviétique, a créé un nuage de débris présentant un risque pour les autres engins spatiaux. La société d’observation spatiale LeoLabs a détecté les fragments alors qu’ils passaient au-dessus de sa station radar en Australie-Occidentale. Lancé il y a 45 ans, le satellite météorologique ne fonctionnait plus depuis longtemps.
Le calendrier du RESURS russe
Dans une publication sur X, LeoLabs a indiqué qu’il s’agissait du dernier maillon d’une chaîne d’événements survenus au cours des 6 derniers mois, attirant l’attention sur une tendance préoccupante pour la sécurité spatiale. Le satellite évolue à une altitude moyenne de 856 km ; à cette altitude, les objets peuvent rester en orbite pendant des centaines, voire des milliers d’années, sauf en cas de collision. Les débris du satellite russe RESURS-P1, qui a explosé en 2024, avaient contraint les astronautes de l’ISS à se mettre à l’abri.
Les mesures spatiales américaines
Les débris du satellite, qui s’était fragmenté en plus de 180 morceaux à une altitude d’environ 355 km, avaient fini par brûler dans l’atmosphère. Selon le Réseau américain de surveillance spatiale, l’orbite basse abrite des dizaines de milliers d’objets de plus de 10 centimètres et jusqu’à 200 mille objets mesurant entre 1 et 10 cm. Les experts mettent en garde contre l’effet Kessler, susceptible de provoquer des collisions en chaîne.