YÖK (le conseil turc de régulation de l’enseignement supérieur) a demandé aux universités d’aborder l’objectif d’une « Turquie sans terrorisme », présenté par le président Recep Tayyip Erdoğan, lors des cérémonies d’ouverture de l’année universitaire 2026-2027 et des premiers cours.
Dans une lettre signée par le président de YÖK, Erol Özvar, il est demandé aux universités d’examiner le sujet dans ses dimensions sociale, économique, juridique, politique, culturelle et sécuritaire, ainsi que d’organiser des travaux académiques, des panels, des conférences et des ateliers.
Pourquoi est-ce important
La lettre de YÖK constitue une orientation définissant le cadre dans lequel un objectif politique sera inscrit à l’agenda institutionnel des universités. La demande d’aborder le sujet avec la contribution de différentes disciplines prévoit que le débat soit mené non seulement sous l’angle de la sécurité, mais aussi dans les contextes du droit, de l’économie, de la société et de la culture. La décision dépasse ainsi le cadre d’un thème limité aux cérémonies d’ouverture et concerne également le contenu des activités académiques dans les universités. La lettre ne précise toutefois pas explicitement à travers quels cours, panels ou thèmes de travail les universités concrétiseront ce cadre. Cette situation laisse ouvertes les questions de savoir comment l’application prendra forme selon les établissements et selon quelles méthodes le sujet sera traité dans le cadre du débat académique.